CRC/Stade Léonien [10 – 17]

AUX SOMBRES HEROS DE L’AMER

L’amertume, ce n’est pas le score. Il reflète le match, la domination du Stade Léonien, la défense valeureuse du CRC, mais aussi son manque de concrétisation…. Il s’en est fallu de peu, mais ce peu n’est pas dû au hasard…


(j’ai peut-être inversé l’ordre des deux essais à la fin)
Samedi matin, 9h30. Le soleil réchauffe un peu la plaine de Pershing. Le CRC se regroupe, quelques retards conventionnels. L’échauffement est précis. A la fin de l’automne, nous avions déjà affronté cette équipe accrocheuse, et tout le monde s’attendait à un match disputé, espérait une victoire serrée. Entame de match, pas si mauvaise, pendant 10 minutes. Les deux équipe se jaugent. Mais, grâce notamment à des courses en travers d’un 8 adverse profitant aussi de plaquages hasardeux, les Léoniens sont venus rapidement aplatir la balle dans l’en-but des Toros.
Le score s’est encore enfoncé quand, interceptant d’une double sautée en bout de ligne, les noirs et roses (qui jouaient en blanc) sont venus aplatir prêt des poteaux, et transformer l’essai… 12-3 (après une pénalité du CRC). On a beau s’énerver sur le moment, il faut aussi se dire que s’il avait bien atterri dans les mains de l’ailiers, le geste aurait pu faire basculer le match.

Mais il faut convenir tout de même que les Toros ont accumulé une série de petites erreurs personnelles ; pas grand chose : une combinaison inventée en plein lancement de jeu, plusieurs plaquages gruyères, un manque de réussite sur plusieurs touches… Et le score de se creuser un peu plus : 17-3. Et même si, pour le coup, c’est bien d’une sublime touche qu’est venu le salut, et il faut reconnaître ici à Lilian, demi de mêlée, une gestion exemplaire du maul formé par les avants. Ensuite, à 5 mètres de l’en-but, l’accélération d’Alberto entre les poteaux a permis de réduire le score à 17-10. Et les 10’ à 14 du stade Léonien, globalement pour fautes répétées dans les rucks, n’y feront rien. Le score en reste ainsi.
Est-il injuste ? non, il reflète bien le match. Aurait-il pu être différent ? Oui, toujours.
Les leçons ont été tirées, à chaud, par Lilian en fin de match. Jamais, depuis janvier, nous n’avons pu aligner un semblant d’équipe type à l’entraînement. Les combinaisons travaillées le lundi sont caduques le jeudi. La place en quart ? Prenable. Mais à ce rythme là, celle en demi restera utopique.

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